RUE SAMSON

Jadis, du XIIIe au XVe siècle, elle était appelée rue des Moustiers parce que cette rue menait, depuis la porte de Saint-Germain située sur l'ancienne chaussée romaine, aux moustiers (établissements conventuels) de Sainte-Waudru et de Saint-Germain. Cette porte avait d 'autant plus d'importance qu'au XIIe siècle le comte Baudouin IV (1108 - 1171), y installa à proximité sa résidence montoise. Il faut, cependant, dire que, dès le début du XIIe siècle, le comte Baudouin III, son père, depuis qu'il avait été reconnu abbé du Chapitre de Saint-Waudru, venait déjà de plus en plus souvent installer sa cour à Mons, bien qu' à cette époque, elle ne fut pas encore sédentaire, le comte continuant de beaucoup voyager d'un bout à l'autre de sa principauté.

Alors qu'on lui attribue la création de l'ensemble de l'enceinte du XIIe siècle, on sait que Baudoin IV dit le bâtisseur, a surtout agrandit et renforcé le tronçon de l'enceinte allant de la porte Saint-Germain à la porte du Marché (qui était située au bas de la rue des Clercs) et de là, sans doute, jusqu'au pied du « château » (mais on en retrouve pratiquement plus de traces). C'est dans ce complexe fortifié de la porte Saint Germain qu'il construisit sa résidence (et non sur le sommet de la colline montoise. où, à cette époque, il n'y avait que la maison du Prévôt, et un petit donjon occupé par le châtelain de Mons (voir rampe du château).

Cet édifice presque accolé à la porte Saint-Germain faisait pendant à une halle se situant de l'autre côté, entre la rue de la chaussée et la rue Terre du Prince. Cette halle était surmontée d'une chapelle castrale, ce qui permet de supposer que le donjon comtal ou castellum était en relation avec celle-ci.d La chapelle était édiée à Saint-Servais mais dénommée dans les textes de l'époque ; « capella supra portam »,

Cette disposition est corroborée par différents constats : D'abord, le plus ancien sceau connu de la Ville de Mons (il est appendu à un acte de 1218) permet de supposer que ce castellum comtal était une construction carrée avec deux ponts-levis caractéristiques parce que donnant sur deux côtés opposés, entourée d'une enceinte de défense. Or, justement, une parcelle cadastrale de 5 ares 73 centiares située précisément à cet endroit, apparaît encore sur le plan Popp de 1868, montrant, qui plus est, une issue vers la rue Samson et une autre vers la rue de la Voussure, ce qui viendrait, donc, confirmer l'existence de ce castellum, qui aurait ainsi laissé son empreinte dans la matrice cadastrale des lieux 1.

De surcroît, lors du creusement, en 1960, de la fondation du bâtiment situé entre la rue de la chaussée, la rue Samson et la rue de la Voussure (anciennes galeries Anspach), Christiane Piérard a identifié les fondations d'un donjon construit en moellons irréguliers comparables aux matériaux du mur de la rue Terre du Prince, avec toutefois un chaînage d'angle en blocs de grès disposés en harpe et appareillés soigneusement, le tout pouvant être daté du XIIe siècle2. Ce qui est bien une ultime preuve de l'existence de ce castellum.

Suite à la construction de l'enceinte dite communale qui commença en 1290, l'enceinte (dite comtale) - et la porte Saint Germain - qui n'avaient plus d'utilité disparurent. Par contre, ce n'est qu'au début du XIVe siècle que la résidence comtale fut transférée dans la Basse-cour du Château, rue des Clercs, et la chapelle désaffectée.

Autre témoignage de l'importance de la rue Samson : la présence tout le long d'un de ses côtés de église qui fut la première paroisse de Mons : Saint-Germain. Cette paroisse existait déjà avant la fondation du chapitre de Ste-Waudru, car on sait que les moines de la chapelle primitive de St-Pierre, qui furent les premiers desservants de ce qui était encore le monastère de Sainte-Waudru, desservaient depuis plus longtemps encore l’église de St-Germain. (voir square St-Germain).Trois entrées donnaient accès à l’église : la première et la principale, vers Sainte-Waudru, la deuxième en face de la rue des Clercs, et la troisième à front de la rue Samson. Cette dernière était précédée de plusieurs marches tandis qu’en pénétrant par le porche opposé, il fallait descendre quelques degrés.

Face à l’église, de l'autre côté de la rue Samson, se trouvait « l’école au surplis », (la plus ancienne école de la ville) dont les chanoines de Saint-Germain avaient la charge, et l’entrée du cimetière de St Germain qui s’étendait jusqu’à la rue Terre du Prince. (Celui-ci fut supprimé, comme tous les autres qui existaient en ville, en conformité de l’édit de Joseph II du 26 juin 1784, sur les inhumations).

En haut de la rue Samson, s'élevait un autre édifice remarquable : la tour de briques. Notons qu'un peu plus haut vers la rue des Clercs se situait également un beffroi qui était le clocher de Ste Waudru où se trouvaient les grosses cloches. La première désignée était le beffroi des deux églises, où étaient sonnées les messes et les obsèques des paroissiens de St-Germain. Dans celui-ci se trouvaient également les deux cloches dites du jour et des ouvriers, qui appartenaient à la ville et qui ne sonnaient que pour signaler l'heure du début du travail et sa fin ou pour des circonstances bien déterminées par le Magistrat.

Le chapitre de Ste-Waudru pouvait y faire sonner autant qu’il le voulait, tandis qu’au contraire, il y avait des prescriptions très sévères pour les sonneries qui devaient se faire pour l’église de St-Germain. Dès lors, la volonté de pouvoir jouir d’un clocher totalement indépendant fit qu’on lança vers 1519 des travaux d'édification d'un clocher intégré à l'église St-Germain, sans attendre l’autorisation des chanoinesses qui tardaient à donner leur accord (c'était l'une de leurs prérogatives). Les travaux se firent sur le côté du chœur, face à la rue de la Poterie, afin de l’éloigner davantage de la « mère église ». Mais les chanoinesses s’aperçurent que les fondements de cette tour avaient des proportions telles que l’on pourrait, par la suite, « outrepasser la sonnerie permise à St Germain ». De plus, les échevins, surintendants des mambours de St Germain, confirmant leur intention de faire passer bon nombre de leurs cloches dans le nouveau clocher, de violentes discussions ne tardèrent pas à éclater. Invoquant leurs privilèges, les chanoinesses entamèrent de nombreux procès pour faire respecter leurs droits par les responsables de l'église Saint-Germain. Les différentes procédures et appels aux arbitrages, jusqu'à l'empereur et au pape, durèrent 12 ans, avant qu'un compromis ne soit trouvé, à savoir la limitation du nombre de cloches dans le nouveau clocher de Saint-Germain. Tout ça pour une histoire de sonneries de cloches ! Mais il s’agissait surtout d’une question de préséance car n’oublions pas qu’en ces temps rudimentaires les sonneries de cloches étaient les médias de l’époque. Naturellement après ça, le Magistrat de la ville fit reprendre sa cloche pour la placer dans le nouveau clocher lorsqu’il fut terminé.

Quant au beffroi, il était en fort mauvais état lorsqu’il fut remis en pleine propriété au chapitre de Ste-Waudru, mais sa base ayant été jugée encore fort solide, on ne démolit que la partie supérieure qui fut remplacée de 1535 à 1538 par une maçonnerie en briques pour la bonne raison que cet ouvrage ne devait être que provisoire, le chapitre ayant, à la même époque, fait commencer la fondation de la tour qui devait s’élever à l’entrée de la grande nef de son église ; mais on le sait, celle-ci ne dépassa jamais la hauteur du comble, et la tour de briques, nom qui fut désormais donné au beffroi, demeura à l’usage de cette église jusqu’à l’extinction de son illustre Chapitre. Quand les travaux furent terminés, les deux grosses cloches, fondues en 1449, qui se trouvaient dans l'ancien clocher de Sainte-Waudru furent transportées peu après 1538 dans la tour de briques, qui dès lors eut jusqu’à neuf cloches; et le clocher situé plus haut dans la rue des Clercs, étant devenu inutile fut démoli.

Pendant la plus grande partie de la seconde invasion française, lors de la période révolutionnaire, la grosse cloche de la tour de briques eut presque seule, à Mons, le privilège de faire entendre sa voix lors de certaines circonstances En effet, conformémentà la demande de l'agent national, l'administration municipale de Mons fit défense à toutes les abbayes, paroisses, communautés religieuses, et chapelles de sonner leurs cloches pour annoncer l'exercice du culte, et décréta que la grosse cloche de la tour de Briques annoncerait seule l'assemblée du Conseil Général pour permettre aux « hommes libres » d'y assister et surveiller les opérations. Quinze jours plus tard, sur la réquisition du commissaire Jasmin-Lamotze, on dépendit presque toutes les cloches des édifices religieux 3

Les biens ecclésiastiques ayant été considérés comme appartenant à la nation ; en exécution du décret du 15 décembre 1792, les chapitres de Ste-Waudru et de St-Germain furent supprimés. Le 31 mars 1799, le gouvernement mit en vente, sur recours public, l’église de St-Germain, de même que la tour de briques qui devint la propriété du dominicain Dutrieux. Celui-ci la fit miner. Le 14 juin 1799 un grand fracas se fit entendre. C'était la tour de Briques qui s écroulait. Elle fit en tombant une belle révérence et couvrit de poussière la ville entière.

Il se trouve qu'après que les bons matériaux résultant de la démolition des deux édifices, Saint-Germain et la tour de Briques, eussent été enlevés, les acquéreurs abandonnèrent les ruines, mais ils furent poursuivis pour cela, sur pied des conditions de la vente qui exigeaient un déblaiement complet du terrain. La masse des décombres était si considérable que la Ville prit à sa charge leur transport, les acquéreurs lui ayant cédé en échange le terrain de l’église ainsi qu’une maison qui s’y trouvait annexée.

Par la suite, le terrain fut mis en exploitation par la Ville qui fit faire, à diverses reprises des excavations d’une grande profondeur d’où l’on tira du sable propre à bâtir. On le vendit par tombereau, ce qui permit le paiement du travail des ouvriers démolisseurs et, par le même temps, l’on remplit successivement ces excavations des décombres de l'église. Ces travaux durèrent jusqu’en 1817, époque où l'on nivela le terrain pour en faire la place St-Germain qui était donc circonscrite par les soubassements des murs de l’ancienne église vers la rue Samson et de la Voussure,

Mais en 1887 , désireuse d’élever un monument à la mémoire de François Dolez, récemment décédé (1883), la ville décida d’y aménager un square pour y élever un monument à sa mémoire. Le sol fut creusé pour rejoindre le niveau de la rue Samson, tandis qu’un haut mur retenait les terres du côté de la rue des Clercs et de la Poterie, qu’un escalier devait permettre de rejoindre. Des arbres furent plantés, le monument installé en son milieu, une clôture en fonte, quelques bancs vinrent compléter l’ensemble, transformant l’endroit en un lieu paisible sur lequel veillait un garde champêtre. Le square Saint-Germain était né et la rue Samson prit son allure actuelle, à l'exception de divers aménagements des maisons de la rue et tout particulièrement la disparition des maisons et commerces du bas de la rue qui ont fait place en 1960-1961 à un unique bâtiment de plusieurs étages construit par la société commerciale des Galerie Anspach.

1 François Colette. Ils ont construit Mons. 2005.

2 Christiane Piérard. L'urbanisation du quartier St-Germain in Mélange d'archéologie et d'histoires urbaines offert à Jean Dugnolle et Rebné ansen.

3 C. De Bettignies. Op. Cit.

Photos :

Croquis d'expertise du peintre Pierre Seuwart de 1531 établi lors d'un procès entre les deux chapitre montois. BUMons.

Vue de l'église St-Germain et de la tour de briques vers 1585. Albums de Croÿ, tome IV, Comté de Hainaut I. Crédit Communal de Belgique. 1986.

A l'avant-plan, le clocher de Ste-Waudru ; à droite le choeur de celle-ci ; à gauche St-Germain et au fond la tour de briques. Peinture de Marcel Gillis.

Ruines de l'église St-Germain et la tour de briques. Lithographie de Liez et Wauquière d'après un dessin de Gaspard Lheureux a 1830. BUMons.

La place St-Germain et le mur de soutènement des terres. Photo anonyme circa 1890.Guide pratique de Mons. 1901.

La rue Samson en 1901. Photo Léon Losseau. Ed. C. Jottrand.Coll. Fondation Losseau.

Vue du square St-Germain et de la rue Samson. Carte postale oblitérée en 1907. Ed. Nels. Coll. de l'auteur.

 

            RUE D’EGMONT

            Cette rue a été créée lors de la création des boulevards suite à la disparition des fortifications. Elle rappelle la mémoire non pas d’un Montois mais cependant d’un Hennuyer, le comte Lamoral d’Egmont, né au château de la Hamaide le 18 novembre 1522, grand capitaine, noble seigneur, fidèle serviteur du roi d’Espagne dont les Pays-Bas, du nord comme du sud, dépendent, et sans doute l’une des plus nobles victimes du duc d’Albe. Et de Philippe II.

            C’est assez étrangement à sa mort avec son compagnon d’armes, le comte de Hornes, qu’il doit de voir son nom connu de tous les écoliers du pays, alors que sa vie justifiait tout autant cet honneur. Á dix-neuf ans, il accompagne Charles-Quint en Afrique et, à la tête d’un corps de cavalerie, se fait remarquer notamment devant Tunis. En Allemagne, il lutte contre les protestants. En 1554, c’est lui qui demandera pour Philippe II, la main de Marie Tudor, et, lors de son mariage, il sera son témoin.

Le fils de Charles-Quint n’est pas, à l’instar de son père, né à Gand et de ce fait proche de nos provinces et de ses habitants ; lui, c’est un espagnol fanatique, obsédé par l’hérésie ne connaissant pas ses provinces du Nord. Il n’a pour celles-ci qu’un intérêt financier et elles lui servent en plus de réserve de soldats pour ses guerres.

La France, où règne Henri II, fils de François 1er et époux de Catherine de Médicis, et l’Espagne se sont opposées depuis plus de trente ans ; une trêve précaire règne depuis l’accord d’Augsbourg en 1555. En janvier 1557, Philippe apprend que Henri II est décidé à rompre cette trêve et qu’il va envahir le sud des Pays-Bas dès les premiers beaux jours. La meilleure défense étant l’attaque, il envoie Emmanuel Philibert de Savoie, général en chef des troupes belges et espagnoles, envahir la Picardie. Le comte d’Egmont, accompagné des comtes de Hornes et d’Arenberg, ses amis, est envoyé occuper l’ennemi en attendant le gros de l’armée qui se prépare à assiéger Saint-Quentin. Contrairement aux ordres reçus, Egmont donne l’assaut. L’amiral de Coligny qui défend la ville résiste bien et, soudain, les assiégeants deviennent assiégés. Le connétable de Montmorency est venu porter secours à Coligny. Attendre le gros de l’armée ? Non, il faut agir vite, avant que les Français ne s’organisent trop. Nous sommes en août, la température est torride. Sous sa tente, Egmont reçoit ses amis Hornes et Arenberg. Ensemble, ils décident d’une tactique aventureuse comptant sur un foudroyant effet de surprise par une forte attaque sur les arrières de l’ennemi. Durant celle-ci, les fantassins de Montmorency sont dispersés, ses cavaliers égarés, ses canons pris par les Wallons de Jacques de Bryas. Sur la lancée, on prend Saint-Quentin et Noyon en prime. Mais le manque d’argent empêchera que l’on pousse jusqu’à Paris.

            L’année suivante, les Français menacent la Flandre. Egmont qui en est gouverneur rameute en catastrophe une armée hétéroclite prise dans les garnisons d’Ypres, de Bruges, de Gand. On dégarnit les murailles de leur artillerie, on réquisitionne des chevaux et on se dirige vers Gravelines. Le maréchal français de Thermes est sûr de sa force, Il a massé ses troupes en demi-cercle, chaque extrémité s’appuyant à la mer. On ne le prendra pas à cette fois. Vaillamment de Thermes se bat au premier rang de ses troupes qui ne résistent pas au choc des charges des Belges. Le maréchal français pleure quand les Belges lui arrachent son épée.

Dès lors, Lamoral d’Egmont est célèbre, puissant et adulé et riche, possédant des châteaux, entre autres celui de La Hamaide où il est né, celui de Gasbeek dont il est pair, le palais d’Egmont au petit sablon à Bruxelles…, des hôtels somptueux à Malines, Gand, La Haye… et bien d’autres.

               Mais la crise menace. Durant la « révolte des Gueux » (1566-1568), attisée par Guillaume d’Orange, et les exactions du mouvement iconoclaste durant lesquels Egmont s’efforce de rétablir l’ordre et de maintenir l’autorité royale à laquelle il reste fidèle, il est reçu par Philippe II à l’Escurial et, confiant dans sa position, il expose au roi la situation des Pays-Bas, ce ne sont point critiques mais conseils qu’il donne à Philippe qui connaît si peu l’âme des Belges. Cela déplaît au roi et le cruel fils de Charles-Quint décide la perte de son capitaine. Quelques temps plus tard, il enverra le duc d’Albe avec l’arrêt de mort du comte d’Egmont dans ses bagages.

            Les droits d’un chevalier de la Toison d’Or, d’un pair des Pays-Bas, sont foulés au pied Par surprise, Lamoral est arrêté et à l’issue d’un simulacre de procès orchestré par le tristement célèbre « conseil des Troubles », il est condamné à mort pour crime de lèse-majesté. Tous ses biens sont saisis, son épouse et ses treize enfants sont réduits à la charité. Le 5 juin 1568, il est décapité à l’épée sur la Grand-Place de Bruxelles. D’Albe regarde la scène d’une fenêtre de la Maison du Roi. En Hainaut, cette fin tragique fut particulièrement ressentie et ne fit qu’augmenter la haine envers le duc d’Albe. Á Mons, en signe de deuil, dit Vinchant, les boutiques restèrent fermées pendant trois jours. En fait, cet événement marquera le début de la guerre de « Quatre-vingts ans » qui prendra fin en 1648 par la reconnaissance de l’indépendance des Provinces-Unies[1].

            Il sera inhumé dans le château de Zottegem qui appartenait à son épouse. En 1570, cependant, une amnistie restitua le comté d’Egmont, la principauté de Gavre et les autres fiefs familiaux à Philippe d’Egmont, qui prit la succession de son père.

 

[1] Eric Deroisy. Histoire de Mons aux coins des rues.

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Le comte Lamoral d'Egmont, prince de Gavre, comte dudit Egmont, seigneur de Fiennes et d'Armetières. Gouverneur, capitaine général de Flandre et Artois

La statue des comtes d'Egmont et de Hornes au Petit Sablon à Bruxelles.